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La Grande Famille

Le progrès a coûté notre alliance avec les animaux : retrouver avec eux une relation de compagnie plutôt que de domination.

Individu & moraleÉlisée Reclus · 1897Fiche · 2 min

Contexte

Reclus publie ce texte en janvier 1897 dans Le Magazine international. À la fin du XIXe siècle, la foi dans le progrès est immense : chemins de fer, électricité, médecine, conquêtes coloniales. Reclus, savant enthousiaste du progrès, veut pourtant montrer ce qu'il a coûté, en particulier dans notre relation aux animaux.

La thèse

L'humain s'est éloigné de la nature et de ses compagnons animaux. Une société solidaire pourrait faire des bêtes des compagnes et compagnons de vie, et non de simples instruments ou de la viande.

Les idées, dans l'ordre

  1. Chaque progrès s'accompagne d'une perte. Il faut savoir les compter.
  2. Des associés. Les peuples anciens voyaient les animaux comme des associés, parfois des parents.
  3. L'élevage moderne, tourné vers la viande et la soumission, fragilise les bêtes et les rend dépendantes.
  4. La chasse et la destruction des espèces sauvages sont une barbarie.
  5. Des sensibilités proches. Chiens, chats, chevaux montrent des émotions et une intelligence proches des nôtres.
  6. L'entraide entre espèces peut devenir une véritable amitié.

Débats et limites

  • Une vision parfois idyllique des relations entre humains et animaux chez les « peuples anciens », qui n'étaient pas tous tendres avec eux.

Et aujourd'hui ?

Effondrement de la biodiversité, sixième extinction des espèces, recherches sur la sensibilité et l'intelligence animales : le texte de Reclus semble écrit pour notre époque. Il rejoint les réflexions actuelles sur nos liens avec le vivant.

À retenir

Sources et pour aller plus loin

Le texte original

Lire

Sur le web

Fiche de lecture rédigée par Mamie Commune d'après les textes de la Bibliothèque anarchiste francophone. Cette fiche est libre de reproduction.